Né sur l’habitation Grand Case au Lamentin (Martinique) dans une famille
d’ouvriers agricoles d’origine indienne
En 1974 il contribue à un ouvrage collectif, Cri et société. Littérature de combat, aux côtés de Auguste Armeth, Maurice Orel, Xavier Orville, Yves Padoly, Claude Rosemain. Le but était de définir l’engagement idéologique qu’on pouvait assigner à la littérature en pays dominé.
Il participe en 1981 à la création de l’hebdomadaire Antilla, aux côtés du Dr. Henri Pied, un ancien
de l’OJAM (association de la jeunesse anticolonialiste)
C’est Michel Ponnamah qui crée en 1983 « l’Association Culturelle Martinique-Inde » pour
approfondir le concept d’indianité, grâce à des échanges avec des associations de Guadeloupe et de Trinidad ayant cette même préoccupation.
Il s’est engagé en politique avec le Parti Progressiste Martiniquais dont il fut membre du Bureau politique,
quand Aimé Césaire en était le président. Il accompagnera d’ailleurs celui-ci au Festival d’Avignon en 1989.
Il occupe en Martinique cette position originale d’être un « descendant d’immigrant indien gagné à la
négritude césairienne ». Cela explique qu’il n’adhère ni à l’esthétique ni à l’idéologie littéraire des tenants de la « créolité », leur reprochant leur posture
anticésairienne.
Michel Ponnamah est également auteur d’un recueil de poèmes restés inédit, mais dont un extrait (« En
file indienne ») est paru dans le numéro spécial « Présence Antillaise » (1982) de la revue Présence Africaine.
Il travaille actuellement à un autre roman, toujours sur le thème de l’habitation coloniale, et à un essai
sur Aimé Césaire.
Michel Ponnamah, tout en participant à diverses manifestations culturelles, occupe actuellement le poste de
proviseur d’un important lycée professionnel de Fort-de-France.
Il est marié, a deux enfants adultes, des petits-enfants et réside au Lamentin.
BIBLIOGRAPHIE ROMANESQUE de Michel PONNAMAH
ROMAN
- Dérive de Josaphat (Paris. L’Harmattan. 1991. 109 p.)
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